L’ONG Action de Solidarité Islamique (ASI), en partenariat avec l’Association culturelle de la mosquée de Mermoz, a organisé ce dimanche 15 mars 2026 la 5ᵉ édition de sa conférence religieuse à la mosquée de Mermoz 2ᵉ porte, à Dakar. Cette rencontre spirituelle a réuni fidèles, membres de l’association et habitants du quartier autour d’un important thème consacré à la pratique de la prière.
La conférence a été animée par les conférenciers Imam Cheikh Tidiane Dramé et El Hadji Aly Anta Sow, autour du thème : « La prière : réparation des erreurs et purification (sunnas, faratas et réparation des erreurs), la salaat et la prière derrière l’imam ».
L’événement s’est tenu en présence du président de l’ASI, Aly Anta Sow, du vice-président Khalifa Ababacar Gaye, ainsi que de nombreux membres de l’ONG et de l’Association culturelle de la mosquée de Mermoz.
En marge de la conférence, le vice-président de l’ASI, Khalifa Ababacar Gaye, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans une dynamique de longue date visant à renforcer la connaissance religieuse et l’esprit de solidarité islamique.
Selon lui, ces conférences constituent avant tout un espace de dialogue, d’échange et de renforcement des capacités pour les membres de l’association mais aussi pour l’ensemble des fidèles intéressés.
« C’est une cérémonie que nous organisons depuis longtemps. Nous avons jugé utile de créer un espace de dialogue et de renforcement des capacités, aussi bien pour les membres de l’ASI que pour ceux qui sont à l’extérieur de l’association. L’objectif est de permettre à chacun de mieux comprendre les questions liées à l’islam et à la solidarité islamique », a-t-il expliqué.
Il a également souligné que ces rencontres visent à consolider le rôle de la mosquée comme lieu d’apprentissage et de cohésion sociale au sein du quartier.
Pour cette cinquième édition, les organisateurs ont choisi d’aborder un thème central de la pratique religieuse : la prière et la réparation des erreurs qui peuvent y survenir.
Khalifa Ababacar Gaye a rappelé que les précédentes éditions étaient consacrées à l’origine, aux fondements et à la légitimation de la prière, tandis que cette nouvelle étape s’intéresse désormais aux mécanismes permettant de corriger les erreurs commises durant l’accomplissement de la salaat.
« Nous avons choisi un thème immense : la prière. Avant la prière, pendant la prière et après la prière. À chaque étape, il faut savoir comment agir et comment réparer les erreurs lorsqu’elles se produisent », a-t-il indiqué.
Selon lui, cette thématique est particulièrement vaste et nécessite plusieurs éditions pour être entièrement explorée.
Le vice-président de l’ASI a également insisté sur le fait que la majorité des erreurs dans la prière proviennent de l’ignorance ou du manque d’attention, souvent lié aux préoccupations de la vie quotidienne.
« Les erreurs viennent pour la plupart de l’ignorance. Parfois on ne sait pas, parfois on sait mais on n’applique pas correctement. Les préoccupations de la vie font que l’on pense à autre chose pendant la prière », a-t-il expliqué.
Pour lui, la diffusion du savoir religieux constitue donc un enjeu majeur.
« L’ignorance est la mère de tous les vices. Aujourd’hui, personne ne doit dire qu’il ne sait pas. Il y a toujours un moyen d’apprendre », a-t-il affirmé.
Dans cette perspective pédagogique, l’ASI a également présenté une brochure et un ouvrage consacrés à la réparation des erreurs dans la prière, conçus par le président de l’association.
Ce guide pratique met à la disposition des fidèles les différentes méthodes permettant de corriger les erreurs commises durant la salaat.
Selon Khalifa Ababacar Gaye, ce livre est accessible à tous à un coût symbolique afin de permettre au plus grand nombre d’en bénéficier.
« Nous avons élaboré un livre destiné à la réparation des erreurs dans la prière. Il est à la disposition de tout le monde à un prix très accessible. L’objectif est que chacun puisse apprendre et améliorer sa pratique », a-t-il précisé.
Les organisateurs ont enfin annoncé que les prochaines éditions de cette conférence religieuse devraient approfondir d’autres aspects de la pratique de la prière, notamment la prière derrière l’imam, qui requiert selon eux des connaissances et des comportements spécifiques.
À travers ces rencontres régulières, l’ONG Action de Solidarité Islamique entend ainsi contribuer à l’éducation religieuse, au renforcement de la foi et à la promotion des valeurs de solidarité au sein de la communauté.
Moussa Diba