« La Faculté de Sciences et Techniques présente des problèmes graves de sélection en Master », alerte Mbaye Léon Sow, porte-parole du collectif, surnommé « le villageois de la FST ». « Nous sommes là pour une revendication légitime : la sélection de tous les étudiants éligibles en PC et SVT », a-t-il ajouté.
Selon les chiffres avancés par le collectif, plus de 600 étudiants en Physique-Chimie et plus de 900 en Sciences de la Vie et de la Terre ont obtenu leur licence cette année. Pourtant, l’administration n’aurait prévu de retenir que 360 étudiants par filière, soit 10 groupes de 36. « L’administration elle-même a reconnu que nous étions tous légitimes pour faire le Master. Alors pourquoi sélectionner seulement 40% des candidats ? », s’interrogent les étudiants.
Le point de crispation porte sur les motifs de rejet. De nombreux dossiers ont été refusés pour « forte collusion », un terme juridique signifiant le non-respect des délais. Pour le collectif, la date limite d’admission n’a jamais été officiellement publiée par l’administration. « Quand la date n’a pas été communiquée, comment peut-on nous reprocher un dépassement de délai ? Une règle non comprise ne peut pas être appliquée », argumente Mbaye Léo Sow.
Pire, certains étudiants affirment n’avoir reçu aucun message leur indiquant s’ils sont admis ou rejetés, plongeant des centaines de familles dans l’incertitude. « Derrière chaque dossier rejeté, il y a une famille de sacrifices, de nuits blanches, de rêves et d’ambitions détruites », lance Rokha Ndiaye, étudiante en SVT. Elle interpelle directement les étudiants de L1, L2 et L3 : « Ici à la FST, être excellent ne suffit toujours pas. N’attendez pas qu’on vous sélectionne ».
Le collectif dénonce un manque de transparence et une gestion administrative chaotique. Des lettres ont été envoyées à l’administration et à la Direction des Affaires Pédagogiques (DAP), sans réponse satisfaisante selon Mansour Diouf étudiant en Master 1 Physique Chimie de la Matière.
Il exige la clarification immédiate du processus d’admission et la publication des critères et délais, la réévaluation des dossiers rejetés pour « forte collusion », l’ augmentation du nombre de places pour absorber tous les étudiants éligibles, l’ouverture d’un dialogue avec l’administration universitaire. « Nous ne demandons pas une faveur. Nous demandons le respect de nos droits et l’égalité des chances », insiste Rokhaya Ndiaye.
Le collectif menace de durcir le mouvement si aucune solution n’est trouvée rapidement. Mais l’administration de la FST n’a pas encore réagi officiellement à ces accusations.
Samba NDOYE











