La Conférence des leaders de la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS), réunie en session le samedi 7 mars 2026, s’est prononcée sur la situation internationale marquée par les tensions militaires au Moyen-Orient, notamment l’escalade entre Israël, les États-Unis et la République islamique d’Iran.
Dans une déclaration rendue publique à Dakar le 9 mars 2026, la CDS affirme que les opérations militaires conjointes américano-israéliennes lancées le 28 février 2026 contre l’Iran, sous le prétexte d’empêcher ce pays d’accéder à l’arme nucléaire, constituent une agression aux conséquences potentiellement graves pour la stabilité mondiale.
Selon l’organisation politique, ces tensions s’inscrivent dans une dynamique historique de conflit au Proche-Orient, marquée notamment par la question palestinienne. La CDS estime que la position de l’Iran en faveur de la cause palestinienne serait l’une des raisons de l’hostilité dont ce pays ferait l’objet de la part d’Israël.
La déclaration souligne également que la riposte militaire de l’Iran, notamment à travers l’utilisation de drones et de missiles, témoigne selon elle de la montée en puissance militaire de la République islamique. Toutefois, la CDS s’inquiète des répercussions régionales de cette escalade, plusieurs pays du Golfe abritant des intérêts et des bases américaines ayant été touchés par des frappes iraniennes.
L’organisation attire par ailleurs l’attention sur les conséquences économiques possibles de la crise, en particulier sur le marché mondial de l’énergie. Elle rappelle que le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part importante du pétrole mondial, pourrait être affecté par le conflit, ce qui risquerait d’entraîner une hausse des prix des hydrocarbures et, par ricochet, une augmentation généralisée du coût des produits de consommation.
La CDS exprime également sa vive préoccupation face aux menaces pesant sur la paix mondiale et évoque notamment l’assassinat ciblé du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, présenté comme un facteur aggravant des tensions dans la région.
Face à cette situation, la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme condamne ce qu’elle qualifie d’« agression américano-israélienne » contre l’Iran et estime que ce pays a le droit de se défendre dans le cadre des moyens conventionnels dont il dispose.
Enfin, la CDS appelle les différentes parties impliquées à décréter un cessez-le-feu immédiat afin de permettre aux populations affectées de faire face aux conséquences humanitaires du conflit et d’ouvrir la voie à un dialogue susceptible de favoriser une paix durable dans la région.
Conférence des leaders de CDS











