La ville de Dakar a organisé ce vendredi 22 mai 2026 une journée de consultation gratuite et de causerie consacrée à la santé menstruelle au lycée John Fitzgerald Kennedy. L’événement, mené en partenariat avec l’ONG ACDEV, a réuni élèves, encadreurs et autorités municipales autour d’un sujet longtemps resté tabou.

Prenant la parole au nom du maire de Dakar, l’adjoint au maire chargé de l’éducation, Jean Luck Ndiaye, a salué une initiative qui s’inscrit dans la célébration de la Journée mondiale de la santé menstruelle. « La santé menstruelle n’est ni un sujet secondaire, ni un sujet tabou. C’est une question de santé publique, de dignité, d’éducation et de justice sociale », a-t-il déclaré devant les élèves. Il a également mis en avant le partenariat avec l’ONG ACDEV, qu’il a qualifié de « partenariat gagnant-gagnant » pour sa proximité avec les communautés et son expertise en santé reproductive et genre.

Il a rappelé que le silence et la stigmatisation autour des règles freinent encore le quotidien et le parcours scolaire de nombreuses jeunes filles, faute d’information, d’accompagnement et de produits adaptés. « En tant que représentant du maire, je dis avec force : aucune élève ne devrait voir son éducation freinée par les menstruations, par la honte, par l’ignorance ou par le manque de moyens. Notre responsabilité collective est d’agir, d’écouter, de sensibiliser et de créer les conditions d’une école plus inclusive et plus protectrice », a insisté M. Ndiaye.

La proviseure du lycée, Mme Sarr Fatoumata Sow, a remercié la mairie de Dakar et l’ONG ACDEV pour leur mobilisation. Elle a exprimé le vœu que cette journée ne reste pas un événement isolé. « Je formule le vœu que cette journée soit une étape supplémentaire vers une prise de conscience durable et des actions concrètes dans nos établissements scolaires. Ensemble, faisons en sorte que chaque fille puisse vivre ses menstruations dans la dignité, la sécurité, la connaissance et la sérénité », a-t-elle déclaré.

La journée a combiné des consultations gratuites et des causeries interactives destinées à libérer la parole des élèves sur la santé menstruelle. Les organisateurs ont insisté sur l’importance de l’information et du dialogue pour lever les préjugés et renforcer la confiance des jeunes filles. « Chers élèves, un esprit sain dans un corps sain. Une élève qui souffre en silence ne peut pas apprendre sereinement. Posez vos questions librement, informez-vous sans crainte », a lancé Jean Luck Ndiaye à l’adresse des lycéennes.

La ville de Dakar a réaffirmé son engagement à soutenir toute action contribuant à la protection, à l’éducation et à l’épanouissement des jeunes filles, en rappelant que « investir dans la santé menstruelle, c’est investir dans la réussite scolaire et l’égalité des chances ». L’événement s’inscrit dans une série d’initiatives municipales visant à renforcer l’inclusion et le bien-être des élèves dans les établissements publics de la capitale.

Samba NDOYE