Le FDR se félicite de la réponse immédiate des forces vives de la nation face à la tentative de coup d’Etat parlementaire du PASTEF.
En effet, 147 partis et mouvements ont signé une déclaration en date du 24 mai 2026 contre cette forfaiture. Cette déclaration a été approuvée par de très nombreux compatriotes soucieux de voir la paix et la démocratie être pérennes au Sénégal. Le FDR se félicite dans la même veine de la saisine du Conseil constitutionnel par les députés de l’opposition, quels que soient par ailleurs les groupes parlementaires auxquels ils sont affiliés. Le combat ainsi mené est un combat pour la démocratie et la stabilisation des institutions du pays, un combat pour le Sénégal.
Il n’est dirigé que contre ceux qui ont à cœur d’affaisser les ressorts de la nation, de lui faire perdre l’essentiel de ses acquis démocratiques. Le FDR l’a dit et le répète : le Code électoral, en son article LO172, dispose de manière précise qu’un ministre élu député perd ce mandat dans les huit jours s’il ne démissionne pas du gouvernement. PASTEF s’est lourdement trompé en pensant avoir réglé le problème en modifiant le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. La Constitution (article 54), sur ce point, est d’une précision chirurgicale : pour organiser le retour d’un ministre qui a été député avant d’être membre du gouvernement – ce qui n’est pas le cas de l’ancien Premier ministre -, il faut une loi organique qui devrait être, en toute cohérence, insérée, comme toutes les dispositions relatives aux élections des députés, dans le Code électoral, à l’image de l’article L154 qui traite du pourvoi aux vacances des postes de députés.
La tentative de contourner la Constitution, en cachant une disposition de loi organique dans le Règlement intérieur de l’Assemblée, n’est pas que particulièrement honteuse. Dans sa mouture actuelle, elle viole totalement le code électoral en traitant des suppléants de députés alors que jusqu’ici la loi sénégalaise ne connait que des listes de titulaires et des listes de suppléants au scrutin majoritaire dans le ressort du département ou au scrutin de représentation proportionnelle. Il faut le répéter : pour atteindre son objectif, PASTEF a foulé du pied à la fois la Constitution, le Code électoral et le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Celui-ci, en particulier, doit régir et ne régir que « l’organisation et le fonctionnement de l’Assemblée nationale, conformément aux dispositions de la Constitution de la République du Sénégal » (article premier de la loi portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale). Pour la préservation de la démocratie et de la République, l’acte illégal de l’Assemblée doit être impérativement rapporté et Ousmane Sonko être sorti de l’Assemblée nationale. Il ne saurait être député et sa déclaration tentant d’associer la saisine du Conseil constitutionnel par l’opposition parlementaire à une volonté du Président de la République de le combattre ne trompe personne.
Le FDR le déclare, le proclame et le répète : la Constitution du Sénégal et ses lois doivent être respectées. Il n’y a pas d’autre voie pour sauvegarder notre vivre ensemble, dans la paix et la sécurité. Il y va de la poursuite de notre cheminement collectif en tant que République. Et ce combat est celui de toutes les filles et tous les fils du pays.

Le FDR appelle les forces vives à s’accorder, ici et maintenant, sur un plan d’actions de combat pour empêcher la violation de nos lois, la profanation programmée de nos institutions. Ensemble sauvegardons la République du Sénégal !
Dakar, le 3 juin 2026 La Conférence des Leaders











