L’équipe de l’inspection régionale du travail et de la sécurité sociale de la région de Dakar dans sa mission de contrôle du respect de la législation sociale dans les entreprises a mené des visites de contrôle dans le secteur du transport routier ce jeudi. Cela fait suite à une directive issue du conseil interministériel qui s’est tenue le 09 janvier 2023 consistant à vérifier la conformité des entreprises du secteur du transport public routier notamment les contrats de travail, l’affiliation aux instructions de prévalence sociale entre autres.
A en croire, Amar Diop, inspecteur régional du travail et de la sécurité sociale de la région de Dakar, depuis plusieurs semaines, nous menons des visites de contrôle dans le secteur du transport routier.
À l’issue desquelles, nous avons retrouvé un certain nombre de manquements à la résiliation sociale notamment du point de vue du payement des salaires. Pour ce qui est de l’existence du contrat de travail, nous avons rencontré beaucoup de chauffeurs qui n’ont pas de contrat et qui n’ont pas une affiliation aux instructions de prévalence sociale pour une couverture sociale appropriée, a renseigné l’inspecteur.
Face à ces manquements, il convient de faire des observations aux employeurs qui sont chargés de les rectifier en leur donnant un délai raisonnable. Mais, si le manquement est très grave nous faisons une mise en demeure sans délai. Car, il y a une corrélation entre les heures de travail et les accidents de la route, a-t-il poursuivi.
Notre objectif est la formalisation en aidant ces transporteurs à avoir des contrats de travail, une couverture sociale entre autres nécessités liées au travail.
Ousseynou Laye Faye, un transporteur de Dakar Deme Dikk, trouvé au garage Lac Dior dit être dans de bonnes conditions de travail. «La plupart d’entre nous sont sous contrat ce qui fait qu’on n’est pas confrontés à des difficultés de couverture en cas d’accident, de maladie où de besoin personnel.
Mouhamed Moustapha Ba, le chef dudit garage ne parle pas le même langage.
«Nous ne sommes pas sous contrat, ce qui fait qu’on est confronté à des problématiques telles que la prise en charge médicale, se désole-t-il. «Depuis plus de 30 ans je suis dans ce secteur mais les problèmes restent les mêmes. Et c’est raisonnable car, quand on est pas sous contrat, on ne peut bénéficier de couverture ni de droit de travailleur, a-t-il reconnu.
ASTOU MALL









