Le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Dieme, a effectué ce lundi 23 février 2026 une visite de travail au Centre de contrôle technique des véhicules automobiles (CCTVA). L’objectif est que tous les véhicules de transport en commun soient soumis au contrôle technique périodique de six mois, quel que soit le véhicule.

Yankhoba Dieme ministre des transports terrestres et aériens a pris des mesures après constaté ensemble avec le peuple sénégalais la recrudescence des accidents de la circulation qui dit-il ont fini par endeuiller presque quotidiennement la nation entière. Ainsi sous l’impulsion du président de la République et du Premier ministre Ousmane Sonko sur la base des mesures qu’ils ont prises en Conseil des ministres dernier, engage son département dans la mise en œuvre de ces mesures  notamment le rappel de tous les véhicules de transport en commun appelés minicars de 12 à 19 place dont pour une grande partie des véhicules communément appelés Cheikh Oucharifou pour un contrôle technique renforcé.

Bien que ces véhicules soient déjà soumis à un contrôle technique périodique tous les six mois , y compris les véhicules neufs —, le ministre précise que l’urgence impose d’accélérer le processus. Durant les deux mois de l’opération, tous les véhicules concernés devront passer par un contrôle approfondi. Il comprendra :

-Le contrôle technique classique (freinage, suspension, éclairage, etc.);

-Les vérifications supplémentaires portant notamment sur la conformité du nombre de places, la conformité des dispositifs de transport de bagages et les modifications structurelles non autorisées.

D’autre part, tout véhicule non conforme sera soumis à une seconde visite après mise en conformité.

Interpellé sur la recrudescence des accidents, le ministre déclare
que le problème est à plus de 80 % lié au facteur humain ». Il s’agit notamment de l’excès de vitesse, à la surcharge et aux modifications inappropriées apportées aux véhicules, notamment l’installation irrégulière de porte-bagages affectant l’équilibre.

Au-delà du contrôle technique, le ministère compte introduire des dispositifs complémentaires :

-Limitation et contrôle électronique de la vitesse

-Plombage des véhicules

-Mise en place de systèmes de géolocalisation permettant de détecter les excès de vitesse, même a posteriori.

A cet effet, le ministre invite les syndicats transporteurs à se mobiliser dès le 3 mars.

À noter que pour le moment, deux lignes de contrôle sont opérationnelles, avec une capacité pouvant atteindre 160 véhicules par jour. Avec un parc estimé à environ 6 800 véhicules concernés, les projections indiquent qu’en 44 jours de contrôle effectif, plus de 7 000 véhicules pourraient être inspectés, respectant ainsi le délai de deux mois fixé.

Astou Mall