L’atelier a pour but de lancer le processus d’élaboration du PAN et de diffuser les meilleures pratiques pour la réduction des gaz à effet de serre dans le transport maritime. L’objectif ultime est de définir conjointement avec toutes les parties prenantes les orientations stratégiques, les priorités et la gouvernance du PAN, en accord avec les engagements nationaux et internationaux (Agenda Sénégal 2050, OMI, Accord de Paris).
Le Directeur général de l’agence nationale des affaires maritimes, Monsieur Bécaye Diop, a annoncé que l’objectif d’une décarbonation complète du secteur maritime, visant zéro rejet de gaz d’ici 2050, est tout à fait atteignable grâce à des ambitions fixées à l’avance. Il a souligné la nécessité d’un plan d’action international progressif, dont chaque étape validée permettrait d’espérer une décarbonation totale.
Concernant la tenue de cet atelier au Sénégal, le directeur d’ANAM a souligné que le pays avait été sélectionné à l’échelle mondiale pour organiser l’édition 2050. Il a précisé que cet objectif ambitieux impliquait un processus progressif débutant par une auto-évaluation, l’audace d’entreprendre et une collaboration étroite avec les représentants de l’OMI.
En matière de statistiques, le directeur a insisté sur la nécessité de ratifier des traités pour dépasser ce seuil, déclarant qu’il était impossible d’aspirer à zéro émission de gaz à effet de serre d’ici 2050 sans s’engager dans ces démarches. Pour atteindre une proportion supérieure à 15% de navires plus écologiques, une politique résolument ambitieuse est indispensable. Il a également annoncé l’imminente mise en service de deux chaloupes hybrides commandées pour la traversée Dakar-Gorée.
Lors de son allocution, Ousmane Touré, le représentant du ministre de l’intégration africaine et des Sénégalais de l’extérieur, a insisté sur la nécessité de mobiliser les partenaires afin de faciliter l’accès aux financements climatiques pour l’élaboration du plan national de décarbonation des navires. Ce plan vise à améliorer l’efficacité énergétique des navires et à réduire les émissions dans les ports par le biais de carburants alternatifs. Il a souligné qu’une transition juste et inclusive pour les pays en développement, particulièrement en Afrique, requiert un soutien financier, technologique et en matière de renforcement des capacités.
Le Sénégal plaide ainsi pour un partenariat international renforcé, basé sur la solidarité et la responsabilité partagée, et le ministère s’engage à soutenir la mobilisation de partenaires bilatéraux et multilatéraux pour favoriser l’accès aux financements climatiques et défendre les intérêts stratégiques du Sénégal dans les négociations internationales sur le transport maritime.
Samba NDOYE











