Suzanne Sy, coordonnatrice de la campagne Waxjotna, appelle le Président de la République à concrétiser ses promesses électorales concernant les réformes du Code de la Famille, spécifiquement la recherche de paternité (article 186) et l’autorité parentale partagée (article 176). Elle souhaite également que le Sénégal aligne ses lois sur les traités internationaux, tels que le Protocole de Maputo ratifié en 2004, lequel fixe l’âge minimum du mariage à 18 ans pour tous.
De plus, elle demande au Président et à l’État sénégalais de respecter les protocoles internationaux qu’ils ont ratifiés, notamment le Protocole de Maputo autorisant l’avortement dans les cas de viol et d’inceste, une disposition qu’elle juge essentielle face à des situations comme celle d’une jeune fille de 15 ans devant porter un enfant issu d’une relation incestueuse.
Face à l’augmentation alarmante des féminicides, dont 23 depuis janvier 2025 (dont 5 en 2026), les féministes réclament aujourd’hui la reconnaissance officielle du féminicide comme crime spécifique dans le code pénal, à l’instar du parricide et de l’infanticide, conformément aux engagements pris par le président Diomaye Faye et son gouvernement. Cette démarche, soutenue par des chiffres accablants de violences basées sur le genre (87,2% chez les femmes avant leur majorité et 89% en général selon l’ASD), vise à une répression efficace et à la prévention de ces violences, en s’attaquant à leurs racines telles que le patriarcat et la misogynie.
Selon les féministes, une campagne digitale est en cours pour sensibiliser les jeunes, acteurs clés de la lutte contre ces fléaux, avec le soutien de féministes de toutes générations.
Samba NDOYE











