Le Ministre de l’environnement et de la transition écologique, Daouda Ngom, a présidé ce mercredi la cérémonie de lancement de la célébration de la journée mondiale de l’environnement. Le thème de cette édition porte sur: « la restauration des terres, la désertification et la résilience à la sécheresse». Dans le but de lutter contre les menaces de la terre, le ministre de tutelle invite les populations à reboiser.
A l’en croire, M. Daouda Ngom,Ministre de l’environnement et de la transition écologique «cette journée est une manière de renforcer la prise de conscience et de responsabilité des populations». Face aux multiples enjeux, l’État de la planète interpelle tout le monde car 40% des terres sont menacées, le nombre de sécheresse a augmenté de 29% depuis 2000 et les conditions climatiques extrêmes ne cesse d’aggraver la situation, dit-il. Dans ce sens, le ministre invite les populations à la lutte contre la dégradation des terres et à privilégier le reboisement.
«Deux milliards de terres sont dégradées dans le monde ce qui cause d’ailleurs la hausse des prix des denrées alimentaires», rapporte Mame Samba Mbaye, vice -recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Pour lutter contre ces pertes, le vice président pense qu’il faut créer des ressources humaines de qualité mais également servir la communauté dont les entreprises et les populations.
Mme Fall, représentante de la banque de l’habitat du Sénégal, trouve que cette journée est une occasion de regrouper les populations pour la protection de la planète. Selon elle, pour la protection de l’environnement, il faut une forte mobilisation pour restaurer les terres dégradées, lutter contre la désertification, promouvoir les espaces verts, soutenir les projets de reboisement mais aussi d’éduquer et sensibiliser les enfants sur la restauration de la Terre.
El Hadj Mamadou Sonko, Directeur de l’institut des sciences et de l’environnement, laisse entendre que c’est dans le but de répondre à la criminalité contre la vie sauvage, le changement climatique et la pollution que cette journée a été créée. Il en a profité pour lancer un appel à l’État du Sénégal afin que l’institut des sciences et de l’environnement bénéficie d’un établissement digne de ce nom.
Mounirou Ka, représentant des étudiants de l’institut des sciences et de l’environnement, renseigne que la terre contribue à l’économie et elle est source de vie. Mais, elle est agressée par la désertification et la dégradation des sols car créant des pertes énormes, dit-il. C’est pourquoi, il est important de célébrer cette journée afin de sensibiliser les acteurs, de lutter contre la désertification et la dégradation des terres pour une résilience des écosystèmes, témoigne le porte parole des étudiants.
Cheikh Awa Balla Fall, ancien directeur général de l’ENA par ailleurs parrain de cette journée, se dit satisfait de la manière dont l’institut des sciences et de l’environnement a pénétré l’environnement social. D’après lui, la perte de biodiversité et la dégradation des terres montrent que l’environnement est au centre des préoccupations.
Selon Seynabou Gueye, gouverneur de la région de Fatick, par ailleurs marraine de l’événement, cette journée est une réponse directe au défis environnementaux dont le changement climatique, les pertes de biodiversité, la sécheresse, la pollution, entre autres. Elle plaide de même pour un bâtiment moderne destiné à l’Institut des sciences de l’environnement. Mais également qu’il y ait des représentants de cet institut dans les autres régions. Elle invite à cet effet les apprenants à susciter confiance, vision et enthousiasme pour un avenir meilleur.
Astou Mall











