L’ancien régime, l’Alliance Pour la République (APR) apporte sa réplique après la sortie du Premier ministre Ousmane Sonko sur la renégociation des contrats dans le secteur extractif. Les partisans de l’ex président de la République Macky Sall déplorent une communication dangereuse et erronée. Ils estiment que le premier ministre s’est livré à un exercice qui ne rassure pas les investisseurs sur fonds de manipulation. Selon eux, le Sénégal va être perçu comme un pays à risque majeur. L’APR faisait face à la presse ce dimanche 15 mars au siège du parti.
Selon l’un des porte-parole du jour, Me Oumar Youm, le président de la République, chef de l’exécutif, n’a pas le droit de donner des instructions à l’Assemblée nationale. A plus forte raison au premier ministre. Ça vire la constitution. On ne peut pas être premier ministre du Sénégal, ignorer la constitution et notre état. << Il n’y a aucun contrat pétrolier, minier, gazier, infrastructure au Sénégal qui a été signé sans le respect de la loi. C’est pas possible >>, affirme Me Youm.
Quand le régime en place continue à avoir ce discours, il y a ce qu’on appelle l’effet de renchérissement des capitaux. C’est-à-dire que le Sénégal va être perçu comme un pays à risque majeur. Aujourd’hui, on a les intérêts les plus élevés de la place africaine. << Notre dynamisme économique, on l’a perdu parce qu’il y a eu des proclamations, des annonces, des dettes cachées qui n’existent pas. 1000 milliards qui n’existent pas, des comptes fictifs, etc. C’est ça qui est à l’origine >>, a-t-il ajouté.
Pour l’avocat, cette perception négative de l’extérieur, les gens, les voient, ils regardent, ils écoutent. Et en fonction de ce qui sort des communications, ils prennent les dispositions. << Les gens ne viennent pas, mais ils boycottent la place du Sénégal >>. Quand on l’entend parler, on a l’impression qu’il y a l’État d’un côté, le secteur privé de l’autre, et on se boxe. Il faut arrêter et commencer à apprendre, a également souligné Me Oumar Youm.
Samba NDOYE