Les populations de Niandane, une commune située dans le département de Podor, région de Saint-Louis, ne dorment plus. En effet, cette commune qui se trouve dans le Fouta et dont l’activité principale repose sur l’agriculture voit le prix des denrées alimentaires surtout l’oignon s’augmenter en cette période de Tabaski.
Ndèye Khady Ndiaye, une mère de famille de teint marron, taille élancée, âgée d’une soixantaine d’années, étale son courroux.
«Nous ne sommes pas habitués à payer cher les légumes. Nous cultivons tous ce qui est alimentation à savoir maïs, riz, oignons, tomates, et tout ce qui touche le maraîchage.
Mais du fait du manque de place de stock ont fini par être au même pied que les autres, regrette la vieille dame.
Khalifa Babacar niang, cultivateur de son état dans cette même zone ne dit pas le contraire.
Comparant le bilan de cette année et de l’année dernière il souligne que « contrairement à l’année passée, cette année ils ont eu une très bonne campagne d’oignon car, ils ont juste cultivé peu et ont vendu à bon prix ».
Ce qui justifie d’ailleurs la rareté de l’oignon en cette période de la fête de Tabaski.
Et de rappeler que les familles avaient l’habitude de réserver des sacs d’oignons pour les fêtes comme le gamou ou la tabaski mais, du fait qu’ils ont limité la quantité de semences, les cultivateurs ont fini par vendre ces réserves afin de subvenir à leurs besoins.
Également, ils sont toujours confrontés à des difficultés d’écoulement de produits et de la forte canicule notée dans le Fouta.
ASTOU MALL











