Le Bureau Exécutif National du Syndicat Autonome des Enseignants du Moyen et Secondaire du Sénégal (SAEMSS) a fait une déclaration à l’issue de leur réunion qui s’est tenue le samedi 27 décembre 2025. Cet événement a permis d’évaluer le premier trimestre de l’année scolaire 2025/26 ainsi que le combat syndical mené par le G7 depuis le début de l’année scolaire. Le BEN a pris des engagements forts suite à la confrontation entre le Gouvernement et le G7.

Le SAEMSS a profité des « vacances » du premier trimestre pour évaluer la mise en œuvre de leur feuille de route. Lors de cette réunion, les syndicalistes ont passé en revue toutes les actions prévues dans leur plan annuel, se concentrant sur l’évaluation de leurs efforts syndicaux, notamment pour soutenir le passif social. De plus, ils ont également abordé le besoin d’évaluer l’attitude préoccupante du gouvernement, qui reste sans solution face aux questions essentielles soulevées dans tous les secteurs, en particulier l’éducation.

Le secrétaire général du SAEMSS Cheikh Tidiane Youm a déclaré : « Il est essentiel pour nous de reconnaître les menaces et provocations que nous avons perçues dans le discours du gouvernement, particulièrement lors de l’intervention du premier ministre à l’Assemblée nationale, où il a affirmé que le gouvernement ne pouvait rien faire concernant nos préoccupations. De plus, la réponse du gouvernement consiste clairement à user de la force. À ce sujet, les syndicats, notamment le SAEMSS, sont prêts aujourd’hui à opposer cette même force. Nous avons également décidé, à l’issue de ce conclave, de prendre des mesures significatives pour intensifier notre lutte face au gouvernement sénégalais, afin de prouver que, bien qu’ayant contribué de manière significative à la troisième alternance politique au Sénégal, les enseignants ne seront pas des victimes. Nous allons jouer pleinement notre rôle et démontrer que ce pays a été bâti grâce aux contributions majeures de toutes les générations d’enseignants depuis l’indépendance jusqu’à aujourd’hui. »

M. Youm a souligné qu’ : « Il est également important pour nous de reconnaître les menaces et provocations que nous avons ressenties dans le discours du gouvernement, en particulier lors de l’intervention du premier ministre à l’Assemblée nationale, où il a affirmé que le gouvernement ne pouvait pas répondre aux préoccupations et que, de plus, l’approche adoptée consiste simplement en un rapport de force. Dans ce contexte, les syndicats, y compris le SAEMSS, sont prêts à engager cette lutte et nous avons convenu, à l’issue de notre réunion, de prendre des décisions significatives pour intensifier notre combat contre le gouvernement du Sénégal, leur prouvant que, malgré notre contribution essentielle à l’émergence de la troisième alternance politique au Sénégal, les enseignants ne se laisseront pas prendre au piège. Nous allons jouer notre rôle correctement et démontrer que ce pays a été bâti grâce aux contributions précieuses de toutes les générations d’enseignants depuis l’indépendance jusqu’à aujourd’hui. »

Le SAEMSS pense que le gouvernement souhaite leur parler de rêves et d’illusions, notamment avec l’intelligence artificielle. Il est donc crucial de recentrer la politique éducative sur le présent afin de résoudre les problèmes actuels avant d’envisager l’avenir. Ce conclave sera déterminant pour prendre des décisions importantes en faveur de l’éducation, après les actions lancées en octobre et novembre. Le Syndicat évaluera la situation en décembre et il est évident que l’école doit être au cœur de toutes les politiques publiques, car sans école, aucun développement n’est possible.

Samba NDOYE