Après plusieurs jours de scandale causé par un baiser forcé à Jenni Hermoso, après la finale de la Coupe du monde féminine, Luis Rubiales annonce sa démission de la présidence de la Fédération royale espagnole de football (RFEF).
« À propos de ma démission, oui, je vais le faire, oui, parce que je ne peux pas continuer mon travail », a-t-il dit dans un entretien accordé au journaliste de télévision anglais Piers Morgan.
Une déclaration qui intervient après des semaines d’une défense tenue bec et ongles par Rubiales.
Pour rappel, il a toujours assuré que le baiser était le fruit d’un consentement mutuel, et avait fustigé les « fausses féministes » qui étaient montées au créneau pour dénoncer une agression sexuelle de sa part.
Selon RFI, Jenni Hermoso, avait indiqué qu’elle n’avait pas souhaité embrasser Rubiales, qu’elle n’avait pas aimé le baiser. Avant de dénoncer le geste quelques jours plus tard, expliquant s’être sentie « vulnérable et victime d’une agression…..
Par la suite, elle a déposé une plainte mercredi 6 août. Une condition indispensable pour que le parquet espagnol, qui avait ouvert fin août une enquête préliminaire contre M. Rubiales pour « agression sexuelle », puisse lancer des poursuites contre le président de la fédération espagnole, encore suspendu de ses fonctions à ce moment-là.
En parallèle des enquêtes lancées par les différentes institutions dans lesquelles Luis Rubiales avait des activités, la classe politique s’est également impliquée dans le dossier, du Premier ministre Pedro Sanchez, en passant par Yolanda Diaz, numéro deux du gouvernement en fonction et Iréné Montero, ministre de l’Égalité. Les deux dernières ayant participé à des manifestations pour dénoncer l’attitude de M. Rubiales. La fédération espagnole avait également réclamé sa démission et « demandé pardon » pour le geste de son président.
Samba Ndoye