Le chef de file des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF),
Ousmane Sonko, a fait face au doyen des juges Jeudi dernier pour éclairer son dossier avec Adji Sarr, l’ex employée dans un salon de massage, qui l’a poursuivi pour viols et menace de mort. Une audition qui a fait l’objet de plusieurs révélations.
Pour ce qui est de la demande de test ADN, l’accusé de viol et de menace de mort, Ousmane Sonko a refusé catégoriquement et souligne que “Le dossier est tellement vide que les comploteurs courent désormais après mon sang pour une énième tentative de fabrication de preuves, à révélé le leader de pastef. Poursuivant, “J’ai catégoriquement refusé, puisque face à des comploteurs fourbes et capables de fomenter tout et n’importe quoi, il est impensable que je leur fournisse ne serait-ce qu’une goutte de sang ou de salive. Et la loi m’y autorise”.
“Avez-vous entretenu des relations intimes avec Adji Sarr ?”.
Une question qui reste à désiré par le maire de Ziguinchor. : “J’ai sèchement demandé au Doyen de juges de respecter mon honorabilité et que je ne lui permets pas de me poser, plus jamais, ce genre de question”.
Même démarche chez ses avocats qui ont souligné après l’audition devant la presse qu’ « il n’y a pas une seule once d’éléments pouvant accréditer la thèse même d’un acte sexuel consenti entre deux personnes majeures. Je ne parle même pas de ça à fortiori un viol. Le viol est inexistant en l’espèce. Et là, c’est notre position qui a été constante depuis le départ”, a précisé Me Bamba Cissé.
Lors de son audition devant le juge et même le lendemain à l’occasion d’une conférence de presse, Ousmane Sonko a identifié les personnes impliquées dans ce qu’il qualifie de complot, il cite: le Général Moussa Fall, patron de la Gendarmerie nationale, le lieutenant-colonel Abdou Mbengue, ancien commandant de la Section de recherches, Me Dior Diagne, Me Papa Samba So, Mamour Diallo, actuel directeur général de l’ONAS, et l’ancien procureur de la République Serigne Bassirou Guèye.
Nombreux sont les Sénégalais qui anticipent l’étape de la procédure. Et notamment la potentielle confrontation entre le leader de Pastef et la présumée victime, Adji Sarr, qui l’accuse de viols multiples et menaces de mort. Par la voix de son avocat, Me El Hadji Diouf, celle-ci réclame une confrontation. Une perspective que ne jugent pas nécessaire les avocats d’Ousmane Sonko. Ceux-ci exigent, plutôt, que soient entendus plusieurs témoins, dont l’ancien capitaine Seydina Oumar Touré, qui avait recueilli la plainte de la plaignante le 2 février 2021 et qui avait été radié de la gendarmerie quelques mois plus tard, et le responsable politique de la majorité, Mamour Diallo, accusé d’avoir participé à la mise en place du complot contre son adversaire. « Nous pourrons toujours les convoquer au cours d’une audience, indique Joseph Etienne Dione. Mais au vu de la légèreté du dossier, je doute que nous allions jusqu’à un procès. »
Abdoulaye Faye