Dans le cadre du projet Saxal Jamm, un atelier de formation des députés de la commission des délégations a été organisé ce mardi 16 juin 2026 par la société civile. C’était en présence des membres de l’Assemblée nationale, des représentants du gouvernement, des représentants de la société civile, entre autres. L’objectif est de discuter sur la légistique, suivi évaluation et facteurs d’inefficacité des lois.

Selon M. Jean Marc Pisani, ambassadeur de l’Union européenne en République du Sénégal, « il y a de grands enjeux aujourd’hui pour l’application des lois en Europe comme en Afrique. D’où l’importance de soutenir les efforts d’échange entre la société civile et l’Assemblée nationale.

Venu présider la cérémonie, le député Alioune Ndao, président de la commission des délégations à l’Assemblée nationale, est revenu sur les quatre lois qui font l’objet de la formation. Il s’agit de la loi sur les cérémonies familiales, la loi qui a criminalisé le viol, la loi qui a criminalisé le trafic de drogue et enfin la loi qui a criminalisé le vol de bétail. L’objectif est de voir les causes qui empêchent certaines lois d’être bien appliquées, dit-il.

 

De son côté, Moundiaye Cissé, directeur exécutif de l’ONG 3D, par ailleurs coordinateur général du programme Saxal Jamm, considère qu’une loi votée et non appliquée crée un décalage entre les citoyens et les résultats de l’action publique. À cet effet, il est important à travers ces initiatives de passer à un  contrôle de l’effectivité des lois.

Astou Mall