Des organisations de la société civile ont exprimé leur opposition à tout éventuel report des prochaines échéances électorales, appelant les autorités à davantage de transparence dans la conduite du processus électoral.
Dans une déclaration rendue publique, les organisations de la societe civile  exhortent le président de la République à rendre visible « l’horloge électorale » à travers la publication du calendrier des élections locales, ainsi que des différentes étapes préparatoires, notamment la période de révision des listes électorales.
Selon elles, l’absence d’informations officielles sur les dates et les étapes du processus crée une rupture d’égalité entre les acteurs politiques. Elles estiment que seul le camp présidentiel semble disposer d’informations relatives au calendrier électoral, plaçant ainsi les autres parties prenantes dans une situation de désavantage.
Les organisations signataires considèrent également que ce déficit d’information porte atteinte à la transparence du processus électoral. À leurs yeux, cette situation alimente les spéculations, entretient les incertitudes et fragilise la confiance des citoyens ainsi que celle des acteurs politiques.
La société civile rappelle par ailleurs que les articles L236 et L269 du Code électoral prévoient que certaines dispositions relatives au calendrier électoral soient fixées par décret. Toutefois, elle souligne que ces dispositions ne sauraient être interprétées comme une autorisation de reporter les élections de manière unilatérale.
« Aucun report ne devrait intervenir sans un large consensus entre les différentes parties prenantes », soutiennent les organisations, qui réaffirment leur attachement au respect des échéances électorales et des principes démocratiques.
Elles invitent enfin les autorités à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la tenue des élections dans les délais prévus, dans un climat de transparence, d’équité et de confiance.                                Najib SAGNA