Il est de notoriété publique que l’Etat du Sénégal accorde une attention particulière au secteur de l’éducation nationale en général.
De la petite enfance à l’enseignement supérieur en passant par l’éducation nationale, la formation professionnelle …l’Etat place au cœur de ses préoccupations, l’avenir et le devenir du jeune Sénégalais, futur architecte de la construction de notre cher pays.
D’ailleurs, au niveau de l’enseignement supérieur, plus de 85 milliards sont consacrés aux bourses des étudiants sénégalais. Au niveau des CROUS, l’Etat a mis en place un système généreux de subvention sociale, pour permettre à l’étudiant sénégalais de pouvoir vivre et d’étudier dans des conditions sociales souples et avantageuses.
Le 3FPT et tous les autres programmes participent à la politique de formation et d’employabilité des centaines de milliers de jeunes sénégalais.
N’est ce pas qu’il est etabli que chaque année, près de 300 mille jeunes déjà formés attendent un premier emploi?
C’est dans ces conditions que je propose au gouvernement du Sénégal de mettre en place dès 2025 (année budgétaire 2025) un fonds autonome stage étudiant (FASE) pour permette à des milliers de jeunes sénégalais d’avoir l’opportunité d’expérimenter le monde professionnel par le biais du stage renuméré.
En effet, nous avons des milliers de jeunes qui déjà formés, n’ont jamais eu la chance de bénéficier ne serait-ce qu’un petit stage pour finaliser leur mémoire, pour allier la pratique à la théorie et pour même se faire une idée du monde professionnel.
Ce fonds de 15 milliards, alimentés par l’Etat et les fondations (sonatel, lonase, les mines…) mettra à la disposition de 15 départements ministériels (1 milliard par département), une ressource additionnelle pour pouvoir recevoir des étudiants en fin de formation qui y suivront un stage de 3 mois.
Ainsi, l’Etat donnera à chaque stagiaire, une gratification mensuelle de 70.000 Fcfa tout en prenant en charge le transport (une carte de transport gratuite TER et BRT sera mise à la disposition de chaque stagiaire tout au long de la durée du stage).
Pour la gestion transparente de ce fonds et la sélection des stagiaires, l’Etat pourra loger se fonds au niveau du ministère de l’enseignement supérieur en mettant des mécanismes transparents (mise en place d’une plate-forme informatique) et un suivi évaluation.
Les meilleurs stagiaires pourraient donc être recrutés directement par l’Etat et pour le reste, accompagner les entreprises privées dans le cadre d’une convention de recrutement.
Mettre le dernier lot des stagiaires qui serait tenté par l’auto-emploi en relation avec  la DER, le FONGIP, l’APIX… pour la mise en place de petites entreprises, de PME ou PMI dans les 14 régions du Sénégal.
Assane Insa MANE
Président Mouvement PAGES