L’intersyndicale s’était félicitée, de bonne foi, de l’engagement de Monsieur le Premier Ministre et de son gouvernement, à trouver une solution définitive à la revendication des travailleurs des collectivités territoriales portant sur l’augmentation hiérarchisée des salaires.
D’ailleurs les nombreuses rencontres de la commission ad hoc mise en place par Monsieur le Premier Ministre Amadou BA, peuvent attester cet engagement, avec notamment, sa promesse ferme de régler la crise induite par les grèves répétitives des collectivités territoriales, et ce, en sa qualité de première autorité du gouvernement. En revanche, il demanda à l’intersyndicale de surseoir au mouvement afin de permettre à la commission de travailler en quiétude. Ce qui rencontra l’agrément de l’intersyndicale qui a mis en avant un partenariat responsable de part et d’autre.
Le délai imparti qui était de deux (2) semaines maximums a été largement dépassé depuis novembre. 2023 quand on sait que nous sommes aujourd’hui en février 2024, à quelques encablures des élections présidentielles pour lesquelles, Monsieur le Premier Ministre Amadou BA est lui-même candidat. Pourtant, l’intersyndicale, imbue d’un leadership responsable, est restée patiente tout ce temps.
Aujourd’hui, après avoir rappelé au Premier Ministre l’inquiétude et l’impatience grandissantes des travailleurs des collectivités territoriales, par lettre en date du 03 janvier 2024, sans aucune réaction de sa part, l’intersyndicale commence à avoir sa coupe trop pleine, et ne peut plus contenir la pression légitime
de ces braves travailleurs.
Face au regret de constater que ce manque de responsabilité et de respect de la parole donnée de la part de Monsieur le Premier Ministre et de son gouvernement tel que soulevé par les travailleurs, l’intersyndicale est contrainte de réagir et envisage de reprendre son plan d’action. Elle n’exclut pas de s’immiscer dans la campagne électorale qui s’annonce pour fustiger ce comportement irresponsable et irrespectueux. Elle envisage également de tenir des meetings, des sit-in, des assemblées, des boycotts, sur l’ensemble du territoire national, pour opposer son calendrier social au calendrier politique du gouvernement.
Au regard de ce mutisme du gouvernement qui amplifie les incertitudes des travailleurs, de la non publication des actes règlementaires devant encadrer le paiement de ce droit aux agents éligibles, et enfin du paiement effectif aux ayants droit, l’intersyndicale, tout en s’en désolant, prend les populations à témoin et rejette toutes responsabilités futures sur les désagréments que son prochain plan d’action pourrait leur causer.
Fait à Dakar, ce vendredi 02 février 2024











